L'apod du 05 Juillet 2011
L’ombre triangulaire du pic du Teide
Pourquoi l'ombre de ce volcan est elle triangulaire ? Le volcan du pic du Teide n'a pourtant pas la forme pyramidale parfaite que son ombre géométrique suggère. Ce phénomène d'ombre en triangle n'est pas unique au pic du Teide puisqu'il est couramment observé depuis les sommets d'autres montagnes élevées et volcans. La raison principale de cette étrange forme sombre est que l'observateur regarde depuis un point surélevé le long corridor tracé par l'ombre projetée par le soleil couchant (ou levant) qui s'étend jusqu'à l'horizon opposé. Même si ce gigantesque volcan était un cube parfait et que son ombre était un long rectangle, ce rectangle semblerait rétrécir à son sommet et ses lignes verticales converger vers un point de fuite par un effet de perspective, tout comme les rails de chemin de fer, pourtant parfaitement parallèles, semblent le faire. Cette image spectaculaire de Tenerife, une des îles espagnoles de l'archipel des Canaries, comprend aussi le cratère du Pico Viejo au premier plan. Quant à la lune quasi pleine, on la voit telle qu'elle se présentait peu de temps après l'éclipse totale du mois dernier.
Credit & Copyright : Juan Carlos Casado (TWAN) | Traduction réalisée par : Didier Jamet
L'apod du 04 Juillet 2011
Ciel océanique austral
Sur cette vidéo réalisée dans le sud de l'Australie, de sombres nuages défilent dans le ciel, parfois masquant les étoiles, parfois diffusant leur lumière. Dans la première séquence, donnant sur le sud-ouest, une bande presque verticale de lumière zodiacale apparaît au coucher du Soleil juste avant que la bande de la Voie lactée ne semble se poser sur la mer. Bientôt la nébuleuse du Sac à Charbon se détache sur fond de Voie lactée, près de la célèbre Croix du Sud. Par la suite, regardant vers le sud-est, vers 2:10, on peut voir Orion apparaître presque perpendiculairement à la façon dont il se lève dans l'hémisphère nord. Cette vidéo, qui a permis à son auteur de gagner un concours d'astrophotographie, a nécessité plus de 30 heures de pose entre 2009 et 2010. Petite énigme : que sont ces lumières se déplaçant le long de l'horizon ?
Credit & Copyright : Alex Cherney (Terrastro); Musique: Redmann | Traduction réalisée par : Didier Jamet
L'apod du 03 Juillet 2011
Alpha du Centaure, le système stellaire le plus proche du Soleil
Le système stellaire le plus proche du Soleil est celui d'Alpha du Centaure. Des trois étoiles composant ce système, la moins brillante est aussi la plus proche, ce qui lui vaut d'être appelée Proxima du Centaure. Les deux plus brillantes, Alpha Centauri A et B, forment une binaire serrée puisqu'elles ne sont séparées que de 23 fois la distance Terre-Soleil, soit un peu plus que la distance séparant Uranus du Soleil. Sur cette image, c'est la luminosité conjuguée de ces deux étoiles qui sature les récepteurs, donnant une illusion de grande taille alors qu'à cette échelle elles ont encore un aspect tout à fait ponctuel, comme on le voit grâce au cercle délimitant leur pourtour sur l'image en haut à droite. Le système d'Alpha du Centaure est invisible depuis la majeure partie de l'hémisphère Nord. Alpha Centauri A, également appelée Rigil Kentaurus, est la plus brillante étoile de la constellation du Centaure et est la 4e étoile la plus brillante du ciel nocturne. La première est Sirius, même si celle-ci est deux fois plus éloignée. Par une coïncidence de nature à enflammer les imaginations, Alpha Centauri A est une étoile de même type que notre Soleil, ce qui amène certains à spéculer sur le fait qu'elle pourrait être accompagnée d'un cortège planétaire susceptible d'abriter la vie.
Credit & Copyright : 1-Meter Schmidt Telescope, ESO | Traduction réalisée par : Didier Jamet
L'apod du 02 Juillet 2011
Vénus et la Lune à l’aube
Le 30 juin 2011, juste avant le lever du Soleil, Vénus et un mince croissant de lune se tenaient au-dessus de l'horizon Est. Ce rapprochement a été immortalisé sur ce paysage céleste pris à Izmir, en Turquie. pour certains dans le monde, il a été possible d'assister à une occultation en plein jour des mêmes astres. Alors que Vénus ne sera bientôt plus étoile du matin, ce vieux croissant de Lune faisait également ses adieux à l'aube, environ 24 heures avant la nouvelle Lune. Dans les deux nuits à venir, c'est une toute jeune lune elle aussi en croissant, mais inversé, qui pourra être observée juste après le coucher du Soleil. Il sera proche de l'horizon ouest, non loin de Mercure.
Credit & Copyright : Image Crédit & Copyright: Tunç Tezel (TWAN) | Traduction réalisée par : Didier Jamet
L'apod du 01 Juillet 2011
VAR !
Dans les années 1920, en examinant les plaques photographiques exposées au foyer du télescope de 100 pouces de l'Observatoire du Mont Wilson, Edwin Hubble parvint à déterminer la distance de ce qu'on appelait alors la « nébuleuse » d'Andromède, démontrant du même coup qu'il s'agissait d'un objet situé bien au-delà de notre Voie lactée. On voit nettement ses annotations sur la plaque photographique historique placée en insert en bas à droite. Ce montage permet de la rapprocher d'images beaucoup plus récentes prises presque 90 ans plus tard depuis le sol et par le télescope spatial nommé en hommage à Edwin Hubble. Ce dernier comparait les plaques photographiques à la recherche de novas, des étoiles qui connaissent un brusque accroissement de luminosité. Il en trouva plusieurs sur cette plaque, qu'il repéra entre deux tirets et nota « N ». Un jour, il se rendit compte que celle en haut à droite de l'image n'était pas une nova mais une céphéide, un type bien particulier d'étoile variable dont la luminosité dépend de la période. Il barra alors le « N » pour le remplacer par un enthousiaste « VAR ! ». Grâce au travail de l'astronome d'Harvard Henrietta Leavitt, on savait en effet depuis quelques années qu'il était possible d'utiliser les céphéides comme de précieux indicateurs de distance, leur luminosité intrinsèque dépendant de la période entre deux maximums d'intensité : plus la période de l'étoile est longue, plus sa luminosité est élevée en moyenne. Connaissant cette relation entre luminosité et période, il suffit de déterminer la distance d'une seule céphéide pour déduire celle de toutes les autres, par application de la loi de décroissance de l'intensité lumineuse en fonction de la distance. C'est ainsi qu'Hubble put montrer qu'Andromède, loin d'être un petit et proche amas d'étoiles au sein de notre galaxie, était en réalité une autre galaxie tout aussi vaste mais considérablement éloignée. C'est de cette découverte cruciale d'Hubble que découle directement notre conception actuelle d'un Univers peuplé d'innombrables galaxies.
Credit & Copyright : E. Hubble, NASA, ESA, R. Gendler, Z. Levay et Hubble Heritage Team | Traduction réalisée par : Didier Jamet
L'apod du 30 Juin 2011
L’usine à étoiles Messier 17
Sculptée par les vents stellaires et les radiations, la véritable usine à étoiles connue sous le nom de Messier 17 se trouve à quelque 5500 années-lumière de nous, dans la constellation du Sagittaire, laquelle est réputée pour sa richesse en nébuleuse. À cette distance, ce champ d'un degré d'arc produit par le VLT Survey Telescope et OmegaCAM couvre presque 100 années-lumière de long. Cette image en fausses couleurs intègre des données dans le visible et en infrarouge qui restituent de nombreux détails de ces nuages de gaz et de poussière sur fond de Voie lactée. Les vents stellaires et l'énergétique rayonnement des jeunes étoiles massives formées à partir des stocks de gaz et de poussières cosmiques de M17 ont lentement creusé le matériau interstellaire restant, lui donnant une apparence caverneuse et des formes ondulantes. M17 est également connue sous le nom de nébuleuse Oméga ou encore de nébuleuse du Cygne.
Credit & Copyright : ESO, INAF-VST, OmegaCAM Remerciements : OmegaCen/Astro-WISE/Kapteyn Institute | Traduction réalisée par : Didier Jamet
L'apod du 29 Juin 2011
L’amas de galaxies de Pandore
Pourquoi cet amas de galaxies est-il si fouillis ? Loin d'être réparties de façon homogène, les galaxies qui forment l'amas Abell 2744 se concentrent en certains endroits. Quant au gaz suffisamment chaud pour émettre des rayons X (en rouge), il semble fuir la matière noire ( ici en bleu). La disposition de cette dernière, qui représente plus de 75% de la masse de l'amas, a été déduite de la quantité de matière nécessaire aux phénomènes de mirages gravitationnels apparaissant sur cette image, et correspondant à l'image déformée par la gravité de lointaines galaxies d'arrière-plan. Le fouillis actuel semble résulter d'une lente collision entre 4 amas galactiques plus petits qui se déroule depuis quelques milliards d'années. Ce résultat combine des images prises dans l'optique par le télescope spatial Hubble et le VLT européen avec des images en rayonnement X prises par Chandra. Abell 2744, surnommé l'amas de Pandore, s'étend sur plus de 2 millions d'années-lumière dans la constellation du Sculpteur et ne peut s'apprécier véritablement que dans un très grand télescope.
Credit & Copyright : NASA, ESA, J. Merten (ITA, AOB), & D. Coe (STScI) | Traduction réalisée par : Didier Jamet









